Voyages en France





Du jeudi 1er au samedi 3 avril 2010
LA SEMAINE SAINTE À L'ABBAYE DE TAMIÉ

Une occasion exceptionnelle pour vivre les solennités liturgiques de la Semaine Sainte avec une communauté de moines cisterciens : Jeudi Saint, la célébration de la Cène ; Vendredi Saint, la vénération de la Croix ; Samedi Saint la veillée pascale suivie de la messe de la Résurrection.

De plus, quatre conférences vous feront découvrir l'histoire mouvementée de l'abbaye : l'attachante personnalité de saint Pierre de Tarentaise et la fondation du monastère en 1132 ; le rapide déclin de l'idéal cistercien puis l'adoption de la réforme trappiste en 1677 ; la prise en charge de l'hospice du mont Cenis à la demande de Napoléon ; la restauration laborieuse de la vie monastique à Tamié au XIXème siècle et son brillant essor à la fin du XXème.

Repas tirés des sacs au centre d'accueil Saint-Pierre-de-Tarentaise et retour à Annecy chaque soir en raison de la proximité de Tamié.
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Samedi 8 et dimanche 9 mai 2010
MOULINS : SAINTE JEANNE DE CHANTAL, LA DUCHESSE DE MONTMORENCY ET LA VISITATION

Organisé pour les membres de l'Académie Salésienne, ce voyage accompagné par Christian Regat est ouvert à la clientèle de Regards dans la limite des places disponibles.

2010 est l'année du 4ème centenaire de la fondation de l'Ordre de la Visitation. A cette occasion l'Académie Salésienne propose un voyage à la Visitation de Moulins. C'est là que sainte Jeanne de Chantal est morte, alors qu'elle était venue donner l'habit de visitandine à la duchesse de Montmorency.
Dans la plaine de l'Allier, Moulins est la capitale du Bourbonnais. Sa cathédrale possède deux hautes tours néo-gothiques et trois nefs du XIXème siècle qui se greffent sur le chœur gothique flamboyant de la collégiale instituée en 1386 par les ducs de Bourbon. L'abside polygonale émerge d'un original déambulatoire au plan rectangulaire qui développe extérieurement un chevet plat. Outre les thèmes religieux auxquels ils sont consacrés, les très beaux vitraux des XVème et XVIème siècles figurent leurs donateurs : maison de Bourbon et grands dignitaires de la cour ducale. La cathédrale abrite une Vierge romane de tradition auvergnate et le célèbre triptyque du Maître de Moulins, identifié aujourd'hui au peintre et verrier Jean Prévost. On y voit le duc Pierre II de Bourbon et son épouse Anne de France, fille de Louis XI, présentés à la Vierge par leurs saints patrons.

Face à la cathédrale subsiste le donjon du vieux château des ducs de Bourbon, à côté duquel s'étend le pavillon d'Anne de Beaujeu construit à partir de 1488, tout premier édifice de la Renaissance en France. La solennelle place de l'hôtel de ville est dominée par un beffroi appelé le Jaquemart en raison des quatre automates qui y sonnent les heures.

Le lycée Banville occupe l'ancien monastère de la Visitation où mourut sainte Jeanne de Chantal en 1641. La chapelle sert d'écrin au magnifique tombeau que la duchesse de Montmorency dédia à son époux bien aimé, décapité à Toulouse en 1632 pour avoir comploté contre Richelieu. Dans un grandiose décor architectural, des statues en marbre de Carrare montrent Hercule, Mars, la Force et la Charité entourant le duc étendu, revêtu de son armure. Auprès de lui la duchesse est assise en prière. Après avoir été assignée à résidence au château de Moulins, la duchesse, devenue l'amie de sainte Jeanne, s'était retirée au couvent de la Visitation. Elle finit par s'y faire religieuse et en devint la supérieure.

Depuis 1991 et avec l'approbation du Saint-Siège, c'est à Moulins que 85 monastères de la Visitation ont décidé de sauvegarder leur patrimoine artistique. Ainsi est né le Musée de la Visitation qui rassemble plus de 6 500 objets témoins de la vie dans les monastères de visitandines. Certaines pièces ont des origines prestigieuses : reliques de grands saints, dons de personnages illustres ou royaux. D'autres sont le fruit de la méticuleuse patience des moniales, notamment dans le travail des fils de soie, du papier et de l'enluminure. Textiles, orfèvrerie, peinture, objets de dévotion et de la vie quotidienne constituent les grands thèmes proposés par ce musée fascinant.

De plus, la richesse de ces collections permet chaque année de présenter à l'hôtel Demorret une prestigieuse exposition. Pour le 4ème centenaire de la fondation de l'Ordre, celle de 2010 est consacrée au Rayonnement de la Visitation.
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Du mardi 18 au vendredi 21 mai 2010
ARLES, SAINT-GILLES, GLANUM ET LE PONT DU GARD

Les découvertes remarquables faites ces 20 dernières années dans le Rhône à Arles, et au large des Saintes-Maries-de-la-Mer, sont révélées au public par une grande exposition au musée départemental d'Arles Antique. Outre ses riches collections permanentes, celui-ci présente à cette occasion près de 650 objets, des plus modestes aux plus exceptionnels comme un splendide buste de César ressurgi du fleuve. Datant de 1995, le musée lui-même, conçu par l'architecte Henri Ciriani, est une magnifique «cité muséale» triangulaire, faite de béton et de verre émaillé, implantée dans le site du cirque romain. S'il ne reste pas grand-chose de ce dernier, le théâtre antique, l'amphithéâtre, les cryptoportiques, les thermes de Constantin et la célèbre nécropole des Alyscamps montrent toujours d'impressionnants vestiges illustrant la grandeur de la ville romaine. Non loin de là, à Fontvieille, l'aqueduc et les moulins de Barbegal constituent un complexe archéologique unique en son genre : dans l'Antiquité 8 roues à aubes y faisaient tourner des meules capables de fournir à la ville d'Arles plus de 4 tonnes de farine par jour.

Jadis siège d'un important archevêché, Arles possède aussi une intéressante cathédrale dédiée à saint Trophime. Son portail est une merveille de l'art roman aux dernières années du XIIème siècle et son cloître, réputé le plus beau de toute la Provence, associe deux galeries gothiques beaucoup plus tardives à deux galeries romanes magnifiquement sculptées. Si l'église Saint-Honorat des Alyscamps est un émouvant sanctuaire roman, l'archevêché présente une noble façade classique édifiée en 1786. Le musée Arlaten, créé par Frédéric Mistral dans l'hôtel de Castellane-Laval fait revivre la vie traditionnelle en Provence et le musée Réattu, installé dans l'ancien grand prieuré des chevaliers de Malte, est dédié à la peinture, avec d'importantes collections d'art moderne et contemporain.

À l'ouest d'Arles, Saint-Gilles est une petite cité née de l'abbaye bénédictine qui a prospéré sur le tombeau du saint ermite de ce nom, venu de Grèce en Provence au VIIIème siècle. Étape importante sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle au départ d'Arles, ce fut aussi le port des comtes de Toulouse sur le petit bras du Rhône. L'ancienne abbatiale, ravagée par les protestants en 1562, a conservé une extraordinaire façade romane du milieu du XIIème siècle, dont les trois portails semblent s'inspirer directement d'un arc de triomphe romain. Ils constituent le plus bel ensemble sculpté que l'art roman ait laissé dans le sud de la France. La crypte est couverte de croisées d'ogives comptant parmi les plus anciennes que l'on connaisse et l'escalier du clocher nord, achevé en 1142, est resté célèbre parmi les compagnons tailleurs de pierre sous le nom de «vis de Saint-Gilles».

À l'aller, visite du célèbre pont du Gard, bâti au milieu du Ier siècle, sur lequel passait un aqueduc long de 50 km, conduisant les eaux provenant d'Uzès jusqu'à Nîmes. Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, il est le plus haut pont-aqueduc connu du monde romain et son état de conservation est remarquable. Depuis peu le site a été aménagé. Un musée présente sur 2 500 m2 la civilisation gallo-romaine de la ville et de l'eau, la construction de l'aqueduc et du pont, et les représentations du pont du Gard à travers les âges. Une salle de cinéma propose un film qui célèbre le pont du Gard et son site en mêlant documentaire et fiction.

Au retour, arrêt à Saint-Rémy-de-Provence pour visiter le site des Antiques et celui de Glanum. Sur le plateau des Antiques se dresse un mausolée haut de 18 m qui est l'un des plus beaux et le mieux conservé du monde romain. A côté subsistent les restes d'un arc municipal dont l'ouverture unique a probablement inspiré les portails de Saint-Gilles et de Saint-Trophime. Ces monuments se trouvaient aux abords de Glanum dont les vestiges montrent encore le bassin de la source sacrée qui fut à l'origine de la localité, une porte fortifiée, des temples, le forum, une maison grecque transformée à l'époque romaine et une autre maison dans laquelle fut implanté un sanctuaire de Cybèle. Le mas de la Pyramide est un aménagement troglodytique réalisé dans les anciennes carrières romaines exploitées pour la construction de Glanum. Le monastère Saint-Paul-de-Mausole, transformé en maison de santé au XVIIIème siècle, garde le souvenir de Van Gogh qui y fut pensionnaire de 1889 à 1890. On y voit toujours l'église et le cloître du XIIème siècle.

A Saint-Rémy même, Van Gogh est évoqué au Centre d'Art Présence Van Gogh, installé dans le très bel hôtel Estrine du XVIIIème siècle. L'hôtel de Sade abrite le dépôt lapidaire des fouilles de Glanum et l'hôtel d'Almeran-Maillane rappelle la première audition de Mireille qu'y donna Gounod en 1863. Tous ces hôtels particuliers se regroupent autour de l'ancienne collégiale Saint-Martin. En savoir plus


Jeudi 30 septembre et vendredi 1er octobre 2010
LE CORBUSIER À FIRMINY ET À L'ARBESLE

Lorsqu'il reçoit du père Couturier la commande d'un couvent de frères prêcheurs, celui de La Tourette à Éveux-sur-l'Arbresle près de Lyon, Le Corbusier bâtit à flanc de colline un quadrilatère surélevé du sol, où s'opposent les cellules monastiques et les lieux de vie communautaire sous une toiture en terrasse commune à tous les volumes. Au niveau supérieur, les cellules sont orientées vers l'extérieur et constituent l'extrême aboutissement des recherches de l'architecte sur l'habitation minimale. À l'étage inférieur, les pièces communes sont entourées par des couloirs dont les murs ressemblent à des paravents japonais. L'église, grand volume parallélépipédique, reçoit son atmosphère spirituelle de l'usage de l'obscurité que renforce la pierre noire du sol autour de l'autel, mais que tempère la lumière d'une fente verticale au levant et d'une fente horizontale au couchant. Dans la crypte, sept autels sont enveloppés dans un mur sinueux et éclairés par des canons à lumière projetant une clarté teintée de couleurs vives. Un oratoire est coiffé d'une pyramide de béton. La mise au point du projet doit beaucoup au jeune ingénieur et compositeur Yannis Xenakis, responsable du chantier. Les vitrages ondulatoires qui scandent les murs des galeries projettent sur le sol des ombres linéaires et changeantes, en relation directe avec les séquences musicales de Metastasis, œuvre composée au même moment par Xenakis.

Au début des années 1960, le résistant et ministre de la reconstruction Eugène Claudius-Petit charge Le Corbusier de construire à Firminy, près de Saint-Étienne, une église dédiée à saint Pierre. Au sommet de son art, l'architecte va concevoir un chef-d'œuvre, aboutissement de ce qu'il avait su créer à l'église de Ronchamp et au couvent de la Tourette. Mais il meurt au cours de l'été 1965 et la première pierre ne sera posée qu'en 1970. Entre temps la révolution de mai 1968 a changé la donne et le clergé abandonne le projet. Le chantier languit, connaît des interruptions et certains élus pensent même transformer l'église en gymnase. Le ministre Jack Lang intervient alors et l'église en devenir est classée Monument Historique en 1996. C'est un ancien élève du maître, José Oubrerie, qui allait conduire à son achèvement cette pyramide tronquée, aux arêtes arrondies, dont Le Corbusier avouait qu'il avait trouvé l'inspiration dans la silhouette du mont Catogne qui domine Martigny en Valais. Une rampe d'accès en pente douce enveloppe l'édifice pour conduire à la porte polychrome qui donne accès à un splendide volume où la clarté arrive par des canons à lumière vivement colorés et où des points lumineux dessinent fidèlement la constellation d'Orion.
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